samedi 9 juin 2007

ART CONTEMPORAIN au MAC/VAL



J'ai eu l'occasion de suivre un stage de formation au musée d'art contemporain de Vitry-sur-Seine. Voici les notes que j'y ai prises, reproduites ici in extenso.

"La beauté séduit. La laideur réduit.

Ils (les artistes) ne cessent de poser des questions sur leur art parce qu'ils en ont perdu le sens.

Recherche du sensationnel, de l'originalité, du message engagé. Mais l'engagement n'est pas vision, il est commentaire.

L'oeuvre ne se donne plus à voir, elle se donne à comprendre. L'objet artistique n'est plus que prétexte au discours esthétique.

L'artiste contemporain donne une lecture du réel pour en changer la perception. Rendre le réel fictif.

Ils croient être subversifs, ils ne font que commenter.

Paroles du conférencier : "L'artiste se met en jeu, explore son corps lui-même comme producteur de sens"; présentation d'une vidéo comme "élément d'inscription de l'artiste"; la "pratique", la "performance" de l'artiste (et pour Annette Messager la "pratique" de la cuisine, du journal, de la taxidermie, de la broderie...); la "démarche de X dans un cadre muséal"...

Performance : incarnation d'une idéologie esthétique dans le réel... Reproduire un acte quotidien (marche, geste, tondre sa pelouse etc.) en lui donnant un sens. Autrement dit, tout va être dans le message que l'on va plaquer sur l'acte. L'artiste va être le messager, et le message...

Rôle des commentaires verbeux pour faire EXISTER ces performances.

Plus le titre est long, moins il y a à voir.

A partir du très beau Martyre de Saint-Sébastien de Memling, l'oeuvre glacée de Gina Pane, qui n'en est qu'un commentaire désincarné (voir ci-dessus).

A propos d'un court-métrage vidéo, la conférencière demande pourquoi l'oeuvre a sa place dans un musée et non dans un cinéma... Je me retiens de répondre que c'est parce qu'elle est mal filmée, mal montée, absolument pas digne d'être de l'art populaire.

Seul Gary Hill, en vidéo, m'intéresse (Site Recite et surtout Around and about). Dellsperger, aussi, et ses remakes.

Les immenses parois blanches du MAC/VAL, et les oeuvres : quelque chose dans du vide. Sentiment que ce vide est plus important que l'oeuvre qui y figure."

RIVAT 1936, la VIDEO

RIVAT - 1936, Les Chemins de la Belle Saison

Voilà un montage que j'ai réalisé, sur FinalCut Pro, du spectacle de Mireille Rivat, sur l'année 1936. Vous trouverez les photos deux posts plus bas.
La version complète se trouve ici (89 Mo).



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mardi 29 mai 2007

J'AVAIS PERDU LA TERRE


Ville close aux quatre vents,
Sans une île, triste océan…
Pas après pas, je me fossile,
Statue de sel, âme inutile…
Rêves de vol, rêves de fol,
Néons d’espoirs, la mort m’épaule…
Cité soûle, nul horizon,
Ivre de murs, de rues sans nom…
Le temps de voir, le temps d’aimer…
Quelques chansons… le temps passé…

J’avais perdu la terre,
L’eau de la flaque sur ma joue,
La solitude, ma dure mère…
Elle est si fière et si jalouse !
J’avais perdu la terre,
Aux nuits de glace aux jours de feu.
Au rendez-vous de la rivière,
Il était tard ! - Mais tout va mieux…

les ombres foulent l’espace
l’arbre observe et se tait
enfance enfance qui renaît
à chaque pas c’est le retour
chemins sans rime ni saison
sentes du souvenir et du rêve
course sur les collines du temps
et dans le miroir de mes yeux
s’étale un lit de silence
lac d’infini reflet des cieux

Béton blême, black bitume,
Mer de fiel… Oh ! l’amertume…
L’homme en fuite ou l’homme en chasse…
L’homme qui perd sa propre trace…
Musées de cire, passés de pierre…
De fils d’Ariane en fils de fer,
Un Minotaure dans mon cœur dort,
Repu de peurs… L’amour est mort…
Colère claire… Un goût d’ennui…
La chair espère au fond du puits !

J’avais perdu la terre,
L’eau de la flaque sur ma joue,
La solitude, ma dure mère…
Elle est si fière et si jalouse !
J’avais perdu la terre,
Aux nuits de glace aux jours de feu.
Au rendez-vous de la rivière,
Il était tard ! - mais tout va mieux… (ad lib)

VOIR CI-DESSOUS

Ce diaporama reflète assez bien le spectacle de mon amie, Mireille Rivat, qui l'a monté avec les Chorales de Seine Saint-Denis comme une promenade poétique et engagée dans l'année 1936. Là-dedans, je ne chante pas, je me contente de projeter les images sur un écran, et j'ai eu le grand plaisir d'assurer le montage d'un "digest" de douze minutes, visible ici !

lundi 28 mai 2007

SPECTACLE 1936, de Mireille Rivat

Want one of these? Well, then come and get it! Powered by Sharpcast

VIDEO de 2005

CASTEX - RUPTURE SANS PREAVIS

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dimanche 27 mai 2007

CREATION


Les notes qui dormaient depuis plus d'un an ont disparu, puisque je n'ai pas renouvelé mon abonnement au compte .MAC, qui les hébergeait. Du fait, je migre vers BLOGSPOT, qui ma foi en vaut un autre. A très bientôt, je l'espère...