mardi 29 mai 2007
J'AVAIS PERDU LA TERRE
Ville close aux quatre vents,
Sans une île, triste océan…
Pas après pas, je me fossile,
Statue de sel, âme inutile…
Rêves de vol, rêves de fol,
Néons d’espoirs, la mort m’épaule…
Cité soûle, nul horizon,
Ivre de murs, de rues sans nom…
Le temps de voir, le temps d’aimer…
Quelques chansons… le temps passé…
J’avais perdu la terre,
L’eau de la flaque sur ma joue,
La solitude, ma dure mère…
Elle est si fière et si jalouse !
J’avais perdu la terre,
Aux nuits de glace aux jours de feu.
Au rendez-vous de la rivière,
Il était tard ! - Mais tout va mieux…
les ombres foulent l’espace
l’arbre observe et se tait
enfance enfance qui renaît
à chaque pas c’est le retour
chemins sans rime ni saison
sentes du souvenir et du rêve
course sur les collines du temps
et dans le miroir de mes yeux
s’étale un lit de silence
lac d’infini reflet des cieux
Béton blême, black bitume,
Mer de fiel… Oh ! l’amertume…
L’homme en fuite ou l’homme en chasse…
L’homme qui perd sa propre trace…
Musées de cire, passés de pierre…
De fils d’Ariane en fils de fer,
Un Minotaure dans mon cœur dort,
Repu de peurs… L’amour est mort…
Colère claire… Un goût d’ennui…
La chair espère au fond du puits !
J’avais perdu la terre,
L’eau de la flaque sur ma joue,
La solitude, ma dure mère…
Elle est si fière et si jalouse !
J’avais perdu la terre,
Aux nuits de glace aux jours de feu.
Au rendez-vous de la rivière,
Il était tard ! - mais tout va mieux… (ad lib)
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